20 janvier 2009
Jour de fête à Washington
Si Ségolène Royal pense que le nouveau président des Etats-Unis est capable de reformer la gauche américaine, elle assurait également ce matin dans Le Monde, avoir été copié par les équipes d'Obama : "Oui, j'ai inspiré Obama" arguait-elle fièrement.
Gauche ou droite, gouvernement centriste ou pas, peu importe les paris. Aujourd'hui c'est jour de fête au Capitole! Et qu'il s'agisse de Jean Claude Narcy, Rama Yade ou encore Miss France, les blablatages télévisuels vont bon train... Quoi qu'il en soit, la journée est historique. Pour la première fois dans l'histoire des États-Unis, un afro-américain prête serment sur la Bible et s'installe derrière le bureau ovale.
Espoir d'une nation, Barack Obama aura pourtant, dès demain, du pain sur la planche. Crise mondiale, financement d'une sécurité sociale quasi inexistante, fermeture de Guantanamo et conflits au Moyen-Orient, le nouveau président devra la jouer stratégique. Inutile de dire que les objectifs de la campagne devront être revus à la baisse...
Source : Rue89, LeFigaro.fr
11 janvier 2009
Proche-Orient : Barack Obama s'exprime enfin
"Ce que je suis en train de faire en ce moment, c'est mettre en
place une équipe pour que dès le premier jour, nous disposions des
meilleures personnes possibles qui pourront s'engager immédiatement
dans le processus de paix au Proche-Orient dans son ensemble"
Silencieux depuis le début des opérations militaires menées par Israël sur la bande de Gaza, le président américain a annoncé son intention de participer au processus de paix dès le 20 janvier prochain, date de son investiture à la Maison Blanche. Visiblement déterminé, celui-ci ne s'est néamoins pas exprimé sur l'offensive israélienne à Gaza. Affirmant que son équipe s'adresserait à "toutes les parties prenantes", Barack Obama est tout de même resté vague sur ses intentions de procéder.
Jeudi dernier, le quotidien britannique The Guardian rapportait que l'administration Obama pourrait envisager des "discussions indirectes" avec le Hamas. Un fait qui marquerait sans nul doute un véritable revirement dans la politique internationale des Etats-Unis depuis l'accession de G.W Bush à la présidence américaine il y a 8 ans.
En attendant, ce dimanche, l'armée israélienne a effectué une importante percée dans le Sud de la ville de Gaza resserrant un peu plus son étau sur le territoire palestinien. Un nouveau bilan fait état de 885 morts et plus de 3600 blessés du côté palestinien depuis le débuts des opérations.
Source : Le Monde
05 janvier 2009
Bavure policière à Oakland
Alors qu'à Gaza l'armée israélienne piétine le palestinien, aux Etats-Unis, la police massacre l'afro-américain.
Il serait utopiste de croire que l'élection d'un président noir soit le signe d'un changement des moeurs radical au pays de l'oncle Sam. Le premier janvier dernier, quelques heures après le passage à la nouvelle année, les policiers du métro d'Oakland (près de San Francisco) interpellent un groupe de jeunes et les somment de s'agenouiller. L'affaire aurait pu s'en tenir là, quelques probables réprimandes verbales, une fouille au corps, voire quelques heures au commissariat.
Pourtant c'est à un tout autre spectacle qu'on pu assister les voyageurs empruntant le métro ce soir-là. Après avoir fait s'agenouiller le groupe de jeunes, l'un des policiers sort son arme et tire une balle dans le dos de Oscar Grant, 22 ans, garçon boucher. Son crime? Tout le monde l'ignore mais chacun a vite fait de comprendre qu'il s'agit ni plus ni moins d'un acte raciste.
Profondément choqués, des voyageurs qui étaient parvenus à filmer la scène grâce à leur téléphone portable, postent les vidéos du meurtre sur le site de partage Youtube quelques jours plus tard.
A ce jour, la famille d'Oscar Grant à porté plainte et réclame une indemnité de 25 millions de dollars. En parallèle, une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités des policiers dans cette affaire...à suivre.
Source : Rue89
30 décembre 2008
Cuba, quel avenir après les frères Castro?
En
novembre 2003 déjà, Armando Chaguaceda, enfant du castrisme et
jeune professeur d'histoire à l'Université de la Havane, traçait
trois voies possibles pour le futur de Cuba: « la retouche du modèle
actuel », « la transition brutale vers le capitalisme sous
l'autorité du voisin étasunien » ou encore « l'anticapitalisme
assurant une protection sociale efficace et développant les
mécanismes démocratiques dont le système a tant besoin ». Il est
probable que ce choix conflictuel entre socialisme dictatorial,
capitalisme dominateur et socialisme démocratique agite
l'après-castrisme et à ce sujet, le rôle du Parti et de l'armée
sera sans nul doute déterminant.
Ce qu'il est important de comprendre, c'est que deux tiers des onze millions de Cubains sont nés après la révolution de 1959 et n'ont donc pas connu d'autre système que le communisme des frères Castro. Pourtant, c'est parmi eux que devront se faire entendre les dissidents restés sur l'île après la chute du régime, si chute il y a. Et si l'un d'eux, Oswaldo Paya, déclarait, il y a quelques années, qu'en tant que « pouvoir concentré en une seule personne, le fidelisme ne peut pas se perpétuer sans Fidel », force est de constater qu'aujourd'hui encore il n'en est rien. La récente nomination à la tête de l'État de Raul assure, pour quelques temps encore, la pérennité du régime. Le 14 juin 2006, dans un discours devant les principaux chefs militaires du pays, ce dernier se prononçait contre le sacre d'un nouveau « lider maximo ». Le Parti communiste cubain (PCC), « comme institution regroupant l'avant-garde révolutionnaire » devait être l'unique héritier capable d'assumer le leadership, déclarait-il. Pas un homme seul. Cette voie de succession institutionnelle fut ratifiée le 1er juillet de la même année par le 5ème Plénum du Comité central du PCC. Certes, depuis, Raul Castro a été élu commandant en chef de l'île mais il ne fait aucun doute que c'est parce qu'il s'agit d'un Castro que cet incartade au règlement a été permise. Il semble probable qu'après la disparition des deux frères dirigeants, les castristes ne misent finalement pas sur un nouveau messie providentiel.
Quoi qu'il en soit, une chose est certaine : l'après Fidel/Raul ne se déroulera pas sans heurts. Les nombreuses valeurs sociales inculquées à la population durant les cinquante dernières années restent aujourd'hui encore bien ancrées et des modifications du régime, trop rapides et à trop grande échelle, déstabiliseraient sans nul doute tout le pays. Un pays qui, pour l'instant, ne semble pas encore prêt à de réels changements...
Sources : LeFigaro.fr, LatinReporters, Le Monde
25 décembre 2008
Pour Noël, Tzipi Livni s'en va en guerre...
Tandis que pour Noël, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni se prélassent sur les plages brésiliennes, la ministre israélienne des affaires étrangères prépare la riposte guerrière...
"Le
Hamas doit être stoppé et c'est ce que nous allons faire", a prévenu aujourd'hui Tzipi Livni, la ministre israélienne des
Affaires étrangères. Après avoir reçu mercredi 84 roquettes et
tirs de mortier lancés depuis la bande de Gaza, Israël a
ouvertement évoqué la possibilité de représailles envers le
Hamas. Ce dernier a répondu ne "pas craindre" les menaces
israéliennes. "Ce sont les usurpateurs sionistes, et non les
Palestiniens ou le Hamas, qui paieront le prix des stupidités",
a-t-il ajouté. Les appels à la raison en direction du Hamas
se sont malgré tout multipliés, du côté israélien comme du
côté palestinien.
Alors que le président palestinien Mahmoud Abbas a proposé de relancer le dialogue de réconciliation entre sa mouvance du Fatah et le Mouvement de la résistance islamique du Hamas, le premier ministre israélien Ehoud Olmert s'est quant à lui directement adressé aux habitants de la bande de Gaza, les exhortant à faire pression sur l'agresseur afin que celui-ci cesse ces attaques: "Je sais combien vous souhaitez vous lever le matin dans le calme, emmener vos enfants à la crèche comme nous le faisons. Nous voulons vivre en bon voisinage avec Gaza. Nous ne voulons pas vous porter atteinte et nous ne permettrons pas une crise humanitaire où vous souffririez". Mauvaise foi vous dites?
Rappelons en effet que, depuis le 25 novembre dernier, le gouvernement israélien bloque l'arrivée des vivres et des fournitures médicales à destination de la bande de Gaza...
Source : LeFigaro.fr
15 décembre 2008
Barack Obama : bonjour cigarette, bye bye office du dimanche
Ce matin là, après deux potions ratées et quelques filtres d'amour mal dosés, Carabosse fut contrainte d'avouer que ce n'était définitivement pas sa journée. Se remémorant son débat avec quelques lutins mal informés, elle s'interrogeait sur l'avenir de Cuba une fois les frères Castro trépassés...
Soudain, un farfadet qui passait par là l'interpella: " Hé Cara, t'as entendu la dernière sur Obama? "
C'est un fait, sa campagne l'a éreinté. Preuve en est, il en oublie même de se lever le dimanche matin. Le nouveau président américain Barack Obama aurait-il laissé sa foi au placard depuis le 4 novembre dernier? C'est ce que prétendraient quelques journalistes de Politico, l'organisation américaine de journalisme politique basée à Washington qui diffuse son contenu rédactionnel via la télévision, Internet, la presse papier et la radio.
Si la question suscite la polémique et même le débat, c'est bien parce que Obama ne s'est pas privé de prendre appui sur l'Église tout au long de sa campagne, insistant ça et là sur le rôle de dieu et la place de sa foi dans sa vie quotidienne. Fâchés de cette remontrance, certains sites de gauche comme Mediamatters.org ont immédiatement répliqués en rappelant que G.W Bush ne participait non plus systématiquement à l'office du dimanche, préférant une partie de jogging ou quelques kilomètres à vélo au sermon du curé.
L'affaire aurait pu s'arrêter là mais c'était sans compter le retour de la vilaine cigarette entre les doigts de la première tête de l'État. Oui, Barack Obama a finalement repris la nicotine. De quoi en énerver plus d'un dont sa femme Michelle à qui il avait promis d'arrêter définitivement en début de campagne. Pourtant nombreux sont ceux qui se réjouissent de ce crime de lèse majesté : enfin un président à visage humain. Même les associations anti-tabac affichent le sourire et déclarent que si même le premier homme du pays fume, la jeunesse américaine comprendra à quel point il est difficile d'arrêter (ou pas...)
L'Amérique puritaine serait-elle sur le déclin?
Source: Rue89
10 décembre 2008
Un Castro peut en cacher un autre
« Je fais part à mes chers compatriotes, qui m’ont fait l’immense honneur de m’élire récemment comme membre du Parlement […] que je n’aspirerai ni n’accepterai – je répète – je n’aspirerai ni n’accepterai, le poste de Président du Conseil d’Etat et de Commandant-en-chef ». En ce 19 février 2008 la nouvelle fait office d'une bombe. Après 50 années de "règne" sans partage, Fidel Castro passe la main. Et si d'ores et déjà les réactions des médias et des politiques sont nombreuses, une seule vraie question demeure: va-t-on enfin pouvoir parler d'ouverture à Cuba?
Depuis la chute du
dictateur Fulgencio Batista en 1959 et l'arrivée au pouvoir, la même
année, du leader de la révolution cubaine Fidel Castro, Cuba a
connu de nombreux changements, qu'ils soient politiques ou
économiques. Élu premier ministre en 1959 puis président du
conseil d'État et commandant en chef de l'île en 1972, Fidel Castro
met rapidement en place une politique de réformes. Si Cuba est
encore aujourd'hui l'un des pays les plus pauvres de la planète, il
n'en reste pas moins l'un des plus avancés en matière de rénovation
sociale. En 1961,
l'enseignement public est nationalisé, l'éducation devient gratuite
et accessible à toutes les couches de la population. Quelques mois
plus tard, une loi établit la gratuité de l'ensemble des soins
médicaux pour tous les cubains. Fidel Castro multiplie les
constructions d'infrastructures sanitaires et Cuba passe de 57
hôpitaux en 1958 à plus de 250 en 1973. En 2002, l'espérance de
vie sur l'île est officiellement à peine inférieure à celle des
États-Unis voisins. A travers le pays, nombreux sont ceux qui
acclament le « lider maximo ». Les avancées
sociales sont indéniables mais le régime castriste abordé dans sa
globalité n'est pas aussi reluisant qu'il n'y paraît.
De vives critiques sont menées à l'encontre de la politique économique de Fidel Castro. Si ce dernier a permis une meilleure répartition des terres entre les riches et les pauvres grâce à la mise en place des réformes agraires de 1959, il n'en reste pas moins que l'île connaît de graves difficultés économiques. L'embargo commercial et financier imposé par les Etats-Unis en 1962 oblige l'île à se refermer petit à petit sur elle-même. Les restrictions sur les importations, les exportations et le tourisme entre les deux pays ou sur les transactions financières entre les Etats-Unis et les ressortissants cubains accentuent la position quasi-autarcique de Cuba. En 2002, l'instauration du système de la double monnaie vient quand à elle accroître les difficultés financières de la plupart des cubains. Alors que le peso convertible équivaut à 24 peso cubains (monnaie nationale), la plupart des produits de première nécessité ne s'achètent qu'en peso convertible; un problème majeur pour une population dont le salaire est versé en peso simple. Au bord de l'asphyxie, Cuba à plus que jamais besoin d'un nouveau souffle.
La nomination de Raul Castro au poste de président du conseil d'Etat le 24 février 2008 suscite de nombreux émois. Alors que la plupart des politiques et citoyens étrangers lambdas s'interrogent sur l'avenir de Cuba, les cubains et les spécialistes avertis, eux, comprennent rapidement que le changement tant attendu ne viendra pas de ce frère de l'ombre. A 76 ans, Raul Castro n'a rien a envier à son aîné Fidel, si ce n'est son talent d'orateur et son charisme. Général et ministre de la Défense depuis la victoire révolutionnaire de 1959, Raul Castro sera le déclencheur majeur du rapprochement de son frère avec l'URSS dans les années 60. A l'origine de plusieurs lois dont celles des réformes agraires basées sur le modèle soviétique d'une économie planifiée, il se veut pragmatique et discret. Une discrétion toujours de mise depuis sa nomination à la tête de l'État. Le nouveau président ne s'étend pas sur ses projets et les signes d'ouverture restent minces et graduels. Bien que
Note préliminaire.
Autour du chaudron de Carabosse ça papote, ça chuchote, ça rapporte et souvent ça s'emporte. Un coup de gueule par ci, un grain de sel par là, chacun y va de ses petits émois. Mais près du feu la fée veille. Elle surveille et détaille, la toile et ses nombreux dédales. Elle observe, critique et analyse, les informations venues d'ailleurs, pour le pire et parfois le meilleur...

